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Théâtre : acte 10

Souvenir de l’atelier clown de lundi soir.

Au yeux de mes collègues, de mes amis -qui se comptent sur les doigts d’une main. Aux yeux des gens qui ma côtoient, qui me connaissant un peu, je passe pour une personne toujours joyeuse, souriante, d’une humeur constante. J’ai toujours le sourire aux lèvres, j’aime rire et faire rire, je cultive le second degré et j’aime beaucoup la dérision. Toujours un mot gentil et foncièrement gentil.

Derrière ce bout en train, on y trouve un humain souvent stressé, qui préfère les films et les romans mélancoliques, les drames. En musique je préfère les musique d’ambiance sans parole…
Étant enfant, j’ai souvent connu l’ennui, seul dans ma chambre même quand il faisait beau dehors. Je ne me l’explique pas. Aujourd’hui c’est tout l’inverse, je vis à 100km/h et je cours après les activités : le travail, la lecture, la piscine, les cours de théâtre, le cinéma…

Et je lutte, je lutte contre mes démons intérieurs ceux qui me font douter des choses les plus simples de notre existence. Les démons qui viennent du passé, un passé « dieu merci » qui est enfui en nous et reste inaccessible de l’extérieur. Aux yeux des autres nous sommes ce que nous reflétons mais en notre fort intérieur nous sommes l’accumulation des années de notre enfance, l’accumulation de notre vie familiale avec ses bons et mauvais moments qui ne s’évaporeront jamais, qui resteront dans notre conscience comme un parfum éther délétère.

La danse a t-elle une connotation sexuelle ?

Il existe évidemment différent style de danse, et en découvrant ce trio de danseurs noir, je me suis posé la question. Il y a-t-il des pas ou des gestes de danse réservés aux hommes et d’autres réservés aux femmes. Une chorégraphie entraine-t-elle une connotation de genre? Il y a-t-il de la danse pour homme et de la danse pour femme. Les courbes, les mains, les gestes saccadés… les gestes d’une chorégraphie sont-ils tributaires de la représentation que l’on se fait de l’homme et de la femme dans notre société. Cette chorégraphie effectuée par beyonce ou par des blacks (ou par des blancs) a-t-elle le même impacte artistique, émotionnelle ?

Pour ma part, mon avis n’est pas catégorique. Je suis à la fois influencé par des gestes qui me semble trop féminins et je trouve que cette chorégraphie ne met pas en valeur les danseurs et en même temps je suis subjugué par la prouesse chorégraphique, la synchronisation et l’investissement de ce trio. Je vous laisse maître de votre propre jugement en visionnant les deux versions.

Photo 4

Dimanche dernier, j’ai passé toute l’après-midi en forêt pour y dénicher l’inspiration photographique.

Théâtre : acte 9

Droit, debout à la périphérie du cercle, je me trouve. Chacun parle et se présent le temps et le silence s’impose, le temps de la parole est étiré. Pendant que chacun d’entre nous parle, elle est là dans mon champ de vision. Elle la regarde et lui sourit. Je l’ignore car le temps passe mais elle ne cesse de manifester sa joie, son plaisir à la regarder et les sons sortent de ses lèvres : des cris, des soupirs, des petits rires.
Lentement sans m’en apercevoir, l’énervement s’immisce en moi, elle continue, elle pouffe, elle ricane tout en la regardant. l’idée d’immaturité me traverse l’esprit ainsi que l’agacement aussi.
On lui demande d’être naturelle alors elle gigote et se tortille. Par ses regards qui nous sont adressés, elle nous interpelle et nous exclut de sa communication en même temps. Je m’en fiche, elle paraît idiote à mes yeux. Pourquoi se sentiment d’agacement s’impose en moi ? Elle ne m’a rien fait, ni dit.
Quand c’est à elle d’intervenir, elle trouve le moyen, une fois de plus de ne pas faire comme les autres. Pourquoi ? Es-tu différente ? Tu brises l’unité du groupe qui tente bien que mal à se former. Et tu nous interpelle comme pour t’excuser. Étais-je aussi maladroit, aussi puéril, aussi enclin à regarder mon nombril à son âge ? Et pourquoi pas! laisse-la faire! Finalement l’indifférence prend la place et je me concentre sur les autres, ceux qu’ils veulent nous partager ce qu’ils ont, ce qu’ils sont. Mon partenaire semble être sur le point de finir sa présentation et le silence qui se pose entre nous tous m’indique que c’est bientôt à moi.
Pourquoi mon ventricule se manifeste-t-il ainsi, lui qui d’ordinaire m’est fidèle. Je me scinde en deux, même en trois. Mon coeur qui s’emballe, mon esprit qui prend conscience de tous ce raffut sous mes côtes et mon enveloppe charnelle semble ne rien transparaître. Je décide d’attendre que l’adrénaline se résorbe pour prendre la parole sinon la voix matérialisera cet état d’excitation incontrôlable, involontaire, non souhaitable. Cette pulsation est comme un déchirement, que m’arrive-t-il? Elle qui n’est jamais apparue dans de telle circonstance. J’aime être là, ici, en ce lieu où je sais que tout est jeu, rien ne peut m’arriver. C’est un choix personnel, le danger n’est que jeu.
La respiration se fait plus tendre et le temps est avec moi, je suis redevenu conscient et en possession de tous mes sens. L’autre pimbêche se tient droite, enfin comme les autres, elle attend, elle s’impatiente. Enfin je parle. La communication vocale est très brève, elle fait place à l’expression des yeux que je regarde et qui m’observent. Des sourires, des fronts qui se plissent, chacun s’exprime différemment et c’est une autre communication qui se noue. Le jeu s’installe et je le laisse se créer entre ceux qui le souhaitent sans aucune justification. C’est mon temps de parole, de manifestation, le temps de jeu libre, sans aucune contrainte que celle de regarder autrui. La plénitude que je ressens et qui semble se matérialiser à mon insu se communique aux autres. A mon tour peut être de les agacer ?

Cinéma : clap n°5




Je viens de le voir c’est un film intemporel, le sujet qu’il traite est et sera toujours d’actualité. Même en France avec récemment le débat de l’identité nationale.

Cinéma : clap 4

Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, un auteur à succès et sa compagne actrice sont considérés comme faisant partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste. Le Ministère de la Culture s’intéresse à ce couple et dépêche un agent secret qui a pour mission de les observer. Tandis qu’il progresse dans l’enquête, le couple d’intellectuels le fascine de plus en plus…

C’est comme un film d’espionnage mais sans poursuites de voiture, sans bagarre, sans fusillade, sans gadget informatique. Un film qui nous replonge dans les années 1980, il nous prend à la gorge…Aucun personnage n’est épargné, on est très loin de la morale hollywoodienne.

Musique : partition n°8

Quand je ressens cette chose qui me dit que j’en ai besoin, j’aime m’imaginer dans un autre monde, un autre univers. Alors, le soir est le moment le plus propice à l’évasion. Chaudement habillé, avec des écouteurs sur la tête, je me dirige dans un lieu que je sais très peu fréquenté : les bords de Seine. Et j’écoute une musique intemporelle, où le temps et la mesure n’ont plus d’importance. Une musique sans portée, c’est comme se perdre dans un univers sonore. Murcof. Le temps est suspendu, je sais que c’est impossible car le temps n’existe pas mais à cet instant il est suspendu. Je crois perdre la notion de réalité comme à l’intérieur d’une faille qui pendant cet instant -aussi éphémère soit il- je suis dans un non monde, mes tympans, mes sens, mes atomes sont ondes musicales. Tout mon corps est onde, le seul temps qui s’écoule est celui de la musique.

Qu’est ce que le coup de foudre ?

Il m’arrive de ma poser cette question. Moi qui ne l’ai pas connu, qu’est ce que c’est. Mes parents n’étaient pas du genre démonstratif : pas de geste tendre entre eux, pas de mots doux. Avec leurs enfants, oui, mais entre eux, je n’en ai pas de souvenir. La société nous conduit à accepter parfois une fatalité : « vous êtes gays, les aventures amoureuses seront difficiles ». C’est ainsi que le coup de foudre n’a pu être qu’un feu de paille. La foudre n’est pas dans mon chemin de vie mais elle ne m’empêche pas de vivre heureux et bien accompagné. Voici plus de 15 ans que nous sommes ensemble et je n’imagine pas vivre avec quelqu’un d’autre. Tant de chemins parcouru, d’univers partagés, de moments vécus et d’autres existeront encore et encore…alors pourquoi cherche le coup de foudre ?

les préparatifs de Noël n°2

J’ai fêté Noël chez une amie d’enfance à Strasbourg. Nous étions 6 et pour chaque personne j’ai acheté une petite spécialité culinaire tel que de la tapenade noire, verte ou à l’olive verte, des tomates séchées du vinaigre de Banyuls et enfin de la confiture de melon. Pour chaque paquet cadeau, il y avait aussi une petite dizaine de chocolat fait maison par mes grands soins.

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